lundi 12 mars 2007

Google attaque Microsoft en direct

En vendant sa suite bureautique aux entreprises, en mode ASP, Google défie Microsoft et sa suite Office. Sans passer par la distribution traditionnelle, comme le font plusieurs autres éditeurs.

En présentant Google Apps Edition Premium, Google officialise et complète des solutions déjà existantes, mais jusque-là dispersées. Depuis dix-huit mois, le moteur de recherche diffuse gratuitement trois outils bureautiques : une messagerie électronique (GMail), un agenda (Google Calendar), un outil de dialogue (Google Talk). Ils sont disponibles en deux versions, une pour les PME (édition standard), une pour l'éducation (édition éducation). Pour les obtenir, il suffit d'ouvrir un compte en ligne sur Google. Mais avec Google Apps Edition Premium, la donne est différente. « Attention , prévient Emmanuelle Olivié-Paul, directrice associée du cabinet Markess International, il y a trois différences essentielles avec cette version Premium : ces éléments sont reliés, ils sont destinés au marché des entreprises et ils sont payants. »

Effectivement, cette version va plus loin que l'addition des trois éléments initiaux. Google a d'abord ajouté des fonctions bureautiques de base : un traitement de texte (Google Document, issu du rachat de la société Writely) et un tableur (Google Tableur, développé en interne). Surtout, il mise sur le travail collaboratif en temps réel sur ce traitement de texte et ce tableur avec une gestion des autorisations et une gestion des versions. Avec GMail, on peut même utiliser cette suite à partir d'un BlackBerry et bientôt à partir de nombreux outils nomades. Google veut aussi faire la différence en offrant aux entreprises la possibilité de créer simplement une page d'accueil (Start Page) et même de créer leur site (Page Creator).

À l'évidence, cette stratégie va au-delà d'une simple concurrence d'Office. En terme de fonctions, Google est partiellement offensif en utilisant une formule « légère » . Intrinsèquement, les différents éléments de sa suite sont probablement moins complets que leurs équivalents chez Microsoft, mais l'utilisateur se sert très rarement de la totalité des fonctions de ses logiciels. Google n'attaque donc pas vraiment Office, mais il propose deux éléments différenciateurs : le travail collaboratif et la possibilité de créer son site. Sur le plan commercial, Google se distingue également. Il progresse de manière pragmatique en complétant ses produits et en préparant probablement les compléments demandés. GMail s'est propagé par cooptation, GCalendar aussi. Il se murmure que le prochain « coup » de Google serait le lancement d'un concurrent de PowerPoint. Mais pour chacun de ces éléments, le moteur de recherche procède en laissant les futurs utilisateurs tester ses logiciels. Pour sa version entreprises, il procède de la même manière, même si c'est à une échelle différente. Des « early adopters » présents dans de grandes ou moyennes entreprises testent la solidité des produits et surtout donnent l'envie aux DSI de passer aux logiciels de la suite Google. C'est le cas d'Essilor et de Médiamétrie en France. Google a en effet lancé une branche entreprise dans l'Hexagone depuis dix-huit mois. Elle regroupe 200 personnes seulement au plan mondial. La « corp » installant également ses propres centres d'hébergement sur tous les continents pour préparer le lancement des suites bureautiques.

Google inquiète le monde de la distribution

Le modèle Microsoft et ses 8 000 à 9 000 revendeurs en France est familier. Google, lui, se passe totalement de la distribution indirecte. Les grandes entreprises ont droit à une structure en direct. Mais, quel que soit le segment de marché, la commercialisation passe par le marketing viral et par la communauté. Les utilisateurs donnent leur avis sur les versions bêta, des développeurs internes ou externes sont censés réagir aux demandes. Ce modèle devant accompagner le produit sa vie durant. La commercialisation se fait donc sur des produits éprouvés, qui en principe ne réserveront pas de « mauvaise surprise » . Le renversement est donc total en terme de commercialisation et de vie du produit. S'il est le plus connu, Google n'est pas le seul à agir ainsi. D'autres suites bureautiques sont également disponibles en ligne comme celles de Zoho, Scalix, Zymbra. Google a évidemment plus d'impact et va jouer encore plus de tout son poids à la fois pour promouvoir sa solution et attaquer le marché des entreprises. Il possède un argument fort, étant moteur de recherche et hégémonique sur cette activité. La nouveauté avec l'édition Premium vient aussi du coût. Fini la gratuité des éditions PME et éducation, Google propose un abonnement à 40 euros par utilisateur et par an. « À partir du moment où un prestataire passe ainsi à un système payant, on attend de lui des engagements : disponibilité, capacité, sécurité » , note Emmanuelle Olivié-Paul. C'est effectivement sur ce point que Google est observé. Il promet une disponibilité de 99,9 % sur ses serveurs et glisse dans sa suite un antispam et un antivirus. La capacité de stockage passe de 2,5 Go dans la version précédente à 10 Go par utilisateur en Premium. La crédibilité de Google en entreprise se jouera sur ces questions de sécurité et sa capacité à ne pas faire pirater la messagerie et l'hébergement en ligne. Comme pour toute formule en ASP, Google doit aussi compter avec la qualité des liaisons en IP qui conditionnent la disponibilité de ses services. Il est aussi très attendu sur ses futurs développements, l'accès par des outils nomades et le travail hors connexion. La concurrence n'est pas inerte. Microsoft met en avant ses solutions en ligne : Microsoft Office Live. IBM mise sur ses formules on demand et a noué des accords avec Yahoo!. La distribution semble tenue à l'écart.

Source : http://www.01net.com/editorial/343255/l-evenement/google-attaque-microsoft-en-direct/

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