vendredi 24 juillet 2009

Xavier Garambois : « Le secteur de l'habillement s'ouvre vraiment à l'e-commerce »

Le directeur général d'Amazon.fr commente l'acquisition par le cybermarchand de Zappos, spécialiste américain de la vente de chaussures en ligne.

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Grégoire Favet : Nous allons parler ce matin de la stratégie d’Amazon avec Xavier Garambois, directeur général d'Amazon.fr. La société a publié hier, après la Bourse, ses résultats semestriels : le bénéfice net du deuxième trimestre est en baisse de 10 %, le chiffre d’affaires continue de progresser, à + 14 % sur le deuxième trimestre, sur un an à plus 4,5 milliards de dollars. Commençons avec l’actualité chaude : Zappos, c’est la plus grosse acquisition d’Amazon ?
Xavier Garambois :
Zappos est effectivement à ce jour la plus grosse acquisition d’Amazon, c’est un des leaders de la vente de chaussures et d’accessoires sur Internet aux Etats-Unis, et nous avons effectivement annoncé cette acquisition hier.

C’est une vraie success story, Zappos correspond à ce qu’on connaît en France, Sarenza ou Spartoo. C’est le même modèle ?
Zappos a probablement inspiré un certain nombre de modèles un peu partout dans le monde.

Mais sa particularité est dans la gestion de la relation client, c’est d’ailleurs ce que soulignait Jeff Bezos. Zappos est une compagnie focalisée sur ses clients, et cela va aider Amazon. Vous pouvez nous l’expliquer un peu ?
Zappos a inventé un certain nombre de choses aux Etats-Unis, notamment dans le domaine de la chaussure, un produit qui n’est évidemment pas très facile à vendre sur Internet, puisqu’il y a toujours des questions sur les tailles, sur les couleurs.
Zappos a donc inventé un certain nombre de fonctionnalités ou de principes, comme le fait de pouvoir retourner gratuitement les paires de chaussures qui n’iraient pas, de se faire livrer gratuitement et très rapidement et d’avoir un contact avec le client, par téléphone ou par e-mail, qui soit de tout premier ordre. C’est ce qui fait le succès de Zappos et son développement ces dernières années. C’est une société qui existe depuis 1999, et c’est ce qui nous émerveille, puisque l’on a un peu les mêmes gènes et que ce sont des choses auxquelles on est extrêmement sensibles.

C’est vraiment un secteur qui cartonne, tout ce qui est chaussures, vêtements, etc. Il y a une grosse croissance sur ce segment-là ?
Les secteurs du textile et de l’habillement sont des secteurs colossaux en termes de taille, en France c’est 30 milliards d’euros. Ce sont donc des marchés vraiment importants, et Internet démarre vraiment. J’ai l’impression que l’on commence à voir un peu partout dans le monde une pénétration de l’e-commerce sur ces marchés-là.

Cela veut dire qu’on a levé les barrières ? Comment fait-on pour acheter une paire de chaussures en ligne quand on ne peut pas l’essayer ?
Ces barrières commencent à être levées. L’e-commerce reste tout petit dans ces immenses marchés, mais cela démontre l’énorme potentiel que nous avons, et des sociétés comme Zappos démontrent qu’il y a des moyens de lever des barrières sur la pointure, sur la taille, sur la couleur.

Zappos est une acquisition structurante pour Amazon aujourd’hui ?
Oui, je pense qu’on est très heureux de pouvoir associer Zappos et Amazon, dans le sens où on partage cette valeur de focalisation sur le client. Zappos va continuer son développement en parallèle dans les années qui viennent, et nous le nôtre, et on apprendra beaucoup mutuellement.

Y a-t-il une limite à la diversification de l’offre d’Amazon ? Est-ce que vous vous en fixez une ou est-ce que l’objectif est d’aller partout sans se fixer de barrière ? Le métier de départ, c’est le produit culturel, mais c’est déjà bien dépassé maintenant. Cela représente quoi ? 50 % de votre activité ?
C’est un peu moins. Ce qui est important, c’est la vision de notre métier. C’est vrai que l’on vient des produits culturels, mais notre vision est de donner à nos clients les prix les plus bas, l’offre la plus large possible, une qualité de service et une livraison rapide et gratuite, la meilleure possible. Notre axe stratégique était celui-là, on se dit finalement que ça s’adapte à énormément de catégories de produits.

Et de services ?
Effectivement. On ne se fixe pas vraiment de frontière dans les catégories qu’on veut explorer, parce qu’il nous semble que cette vision prix-offre-qualité de service s’adapte à tout ce que le commerce peut toucher.

Comment s’est passé le premier semestre ? J’ai l’impression que ça s’est bien passé, que les ventes continuent de progresser ? En France, comme aux Etats-Unis, comme dans le monde ?
Partout dans le monde on annonce donc, après un premier trimestre où on en était restés à une croissance de 18 %, un deuxième trimestre à 14 %. On doit donc être en moyenne à 16 %.
Les résultats opérationnels sont aussi en forte progression. Sur le résultat net, on a une petite baisse au deuxième trimestre, qui est due à la résolution d’une action de justice. Globalement, on est quand même sur une tendance de progression du chiffre d’affaires et du résultat net, et, en ce qui nous concerne, on reste complètement focalisés sur le fait de baisser les prix, d’élargir l’offre et de satisfaire nos clients. Je pense que c’est ce qui paie.

Un dernier mot : j’espère que l’on verra un jour le Kindle en France. On en est déjà à la deuxième version aux Etats-Unis, la concurrence est en train d’apparaître là-bas, notamment avec la librairie Barnes & Noble, qui se lance également sur le créneau du contenu, et en France toujours rien ?
Je partage votre impatience.

On a l’impression que l’on est en train de prendre deux métros de retard...
Ce sont des produits de haute technologie, il faut les tester. C’est bien qu’on le fasse aux Etats-Unis, et on travaille évidemment à l’internationalisation, c’est une opportunité réelle.

Le Kindle viendra en France, mais il n’y a pas de calendrier précis ?
C’est cela.

Source : http://www.radiobfm.com/edito/info/38461/xavier-garambois-le-secteur-de-lhabillement-souvre-vraiment-a-le-commerce-/

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